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mardi 17 avril 2012

Bel Air Marquis d'Aligre 2001, Margaux, Exceptionnel à plus d'un titre

Encore une étiquette que peu de « simples amateurs » connaissent mais dont une bonne part des professionnels se gargarisent. Malgré un personnage et des vins qui sont tout sauf dans la mode du moment, tous les « blogueurs qui n’en veulent » ont écrit sur ces vins
Il était donc temps que je m’y mette, que je goûte et que je partage cela avec vous.




Car a le voir ce vin, on saisit vite qu’il sera étincelant, profond ; à le sentir on conçoit qu’il ne sera pas celui qui vous en collera plein le nez et quand on le goûte on comprend, par sa finesse vaporeuse, qu’il ait convaincu tant de palais florissants.

Car il est exceptionnel ce cru, il est grand, et pas seulement sur l’étiquette : car il reste 5-6 ans dans les caves du « Château » avant de sortir à la vente (Latour - que je soutiens dans sa nouvelle démarche - n’a donc rien inventé), car il ne voit pas le bois, jamais et pour quantités d’autres raisons qui le classe déjà à part.

Mais c’est surtout sa robe rouge-margaux, jeune, avec ses reflets pourpres qui nous séduit ; c’est surtout ce nez qui psalmodie des notes de graphite et de cèpes de vigne brûlés qui persuade, cette bouche satinée et aux accents de prune et de tabac qui nous emporte. 




Et avec un peu de patience (4h pour ma part) on verra arriver un nez de terres chaudes mêlé à une purée de fruits rouge et une bouche toujours fraîche, sans fard ni gras superflu, d’une pureté rafraîchissante.

Et dire que selon certains stakhanovistes de la dégustation (je ne résiste pas à l’envie de vous envoyer vers le reportage de Jacques Perrin ou le compte-rendu de IVV Toulouse), ceci est un petit millésime qui a faillit ne jamais sortir du chai tellement il ne plaisait pas à son géniteur !

Il ne me reste plus donc qu’à rêver de rencontrer un jour un BAMA (pour les grands connaisseurs ou voulant se faire passer comme tel) d’un grand millésime, ou plutôt d’une grande bouteille, et de le boire avec Mr Jean-Pierre Boyer et ce moment-épicurien sera pour le coup, c’est certain, sans doute bien plus qu’exceptionnel…  

2 commentaires:

Yves-Marie Guyot a dit…

Le Margaux de MONSIEUR Jean-Pierre Boyer ne ressemble à aucun autre vin d'aujourd'hui. Il porte en lui quelque chose de plus rare qu'un assemblage "marketé" : une âme. Ce vin n'est pas prétentieux, il est bon, généreux et simple. Il ne satisfait pas les buveurs d'étiquette mais réjouit ceux qui aiment voyager et faire rêver. Ce vin a le goût de la vie, de la terre, de ce qui est authentique et sincère. Récemment, j'ai eu le bonheur d'ouvrir une bouteille de 1995. Ce n'est pas une légende ! Comme me l'a gentillement conseillé lui-même Jean-Pierre Boyer, je l'ai carafé 4h avant dégustation et Quelle dégustation !!! ce vin est incroyable ! d'une finesse est d'une complexité remarquable. Ce goût, jamais je ne l'avais connu auparavant. Il y a le vin et il y a l'homme. Jean-Pierre Boyer, un iconoclaste lumineux ! Un philosophe humaniste qui s'ignore mais en qui, la flamme brûle toujours ! un personnage, doué de bon sens, rare et humble, et riche de coeur comme on en rencontre peu dans cette région des grands crus classés de France. alors, un bon conseil : si vous souhaitez rencontrer Monsieur Jean-Pierre Boyer et déguster son vin, je vous souhaite de ne pas avoir vendu votre âme car vous ne pourrez rien lui acheter...

Antoine MANTZER a dit…

Merci M.Guyot pour ce commentaire plein de considération pour le travail de M.Boyer, effectivement grand homme du vin, grand parce que simple et sans fard.

C'est un plaisir de partager ces bons conseils épicuriens à tout un chacun pour moi également...

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