vendredi 22 août 2014

En Alsace, deux menus-déjeuners, presque étoilés, parfaitement dans leurs saisons !

Cet été comme souvent, pour faire refaire le tour des popotes, on est allez goûter quelques menus-déjeuners. On en a alors sélectionné deux, dans deux adresses, déjà chroniquées ici mais qui ont vu s’envoler leurs étoiles Michelin.
Pourtant ces deux menus du midi sont impeccables, à un niveau rapport qualité/prix/plaisir franchement puissant…peut-être trop eu égard à leurs tarifs habituels, mais de cela nous parlerons plus tard, maintenant, il fait faim !

Ce premier menu, on l’a pris chez le trop-méconnu restaurant Altevic, à Hattstatt, pourtant son menu-déjeuner, que j’avais chroniqué le premier en septembre dernier (en lien ICI), commence à remporter un véritable succès amplement mérité.

Pour ma part, il y a quelques semaines, j’ai débuté par cette tomate dans son plus simple appareil, nue et offerte à mes folles envies de légumes. Quand en plus cette tomate, mondée parfaitement et mieux encore fourrée d’un savant mélange pastèque, melon, herbes du jardin, se pose sur un coulis de tomate séchées, traitées en sauce cocktail, on touche directement au but.




Pour la suite, on choisit un beau râble de lapin avec un joli jus, bien remonté au thym, accompagné d’un mélange ébly/épinard et de quelques éclats de poire séchée pour donner encore un peu de moelleux et de gourmandise au tout. Ce plat est juste, il est beau, il est bon et cela nous fait vraiment dire que cette adresse est sous-cotée.
Le dessert, s’il est plus simple, touche aussi au cœur avec ce congolais créole escorté d’un granité un peu léger en banane. Le tout est tout de même furieusement agréable, bien exotique, avec de la caresse, de la douceur, mais aussi de la fraîcheur, et on aurait tort de s’en priver.

Le second menu a été pris quelques jours auparavant, au cœur de l’été alsacien, dans une de ces adresses tellement proche géographiquement que l’on avait oublié de s’y rendre depuis plus d’un an : chez le chef d’entreprise-cuisinier Philippe Bohrer.
Vous vous souvenez sans doute de mon compte-rendu épicurien et des petites réticences joyeuses d’il y a quelques semaines sur un menu à 46€ (en lien ICI), eh bien mon honnêteté exige de vous préciser désormais que son menu « ¾ d’heure » est toujours aussi bien qu’avant (retrouvez d’autres CR de ces déjeuners ICI).

Nous débutions alors par une soupe de melon, qui peut paraître bête-comme-chou, mais qui, pendant les chaleurs, nous a fait grand bien, surtout avec l’apport de ce poivre indien qui réchauffe la langue et donne de la vibration au jus, vibration détendue à l’huile d’olive, puis ragaillardie avec quelques herbes savantes.





Mais le morceau de bravoure se trouve en plat, avec cette assiette pleine de franchise et d’envie de faire plaisir : du quasi et rognon de veau à la cuisson superbe, des petites girolles, des pommes de terre tournées et fondantes et un espuma moutardé sans relief dans l’assiette mais qui apporte un petit « plus-plaisir »  à la dégustation. Tout est bien dans le meilleur des mondes avec des plats comme ça, simple, mais que l’on ne se ferait jamais à la maison.
Et pour finir dans la saison, rien de tel qu’une belle pèche pochée-confite dans un sirop de sucre et dans quelques secrets.

Vous le savez, vous qui me lisez depuis longtemps, j’aime les menus-déjeuner dans les belles tables, car on goûte réellement à la pâte et à la motivation du chef, on profite des lieux, le tout à des tarifs fort intéressants (moins de 20€ pour le premier, moins de 40€ avec 2 verres de vins et un café pour le second).
Le premier restaurant n’arrive pas à retrouver son étoile et sa clientèle de croisière, le second conserve sa clientèle intacte malgré la perte de  son étoile cette année, et, la preuve ci-dessus, on passe de très bons moments-épicuriens dans ces adresses, plus encore avec ces menus d’appel.
Maintenant, je dois vous avouer que, pour ces deux tables, comme pour d’autres, quand on s’y tape une cloche dans les grandes largeurs, elle sont très onéreuses, et là, je suis moins catégorique quant à la pertinence de ces choix, tout dépend de tellement de facteur que pour vous les conseiller dans ces conditions, il vous faudrait le service d’une vraie conciergerie épicurienne…si vous voyez ce que je veux dire…

A bon entendeur ! Bon appétit !!

jeudi 7 août 2014

Châteauneuf-du-Pape 2004, Domaine du Vieux Télégraphe, facétieux et sérieux à la fois

En ce doux jour de plein été, la brise suffit à nous donner envie d’une caresse chaude et rhodanienne. Sachant qu’un Vieux Télégraphe s’apprécie plus amplement au bout d’au moins 10 ans, on se décide à ouvrir une seconde bouteille (on en reparlera à la fin) de cette bouteille de maison sérieuse, sur le millésime 2004.



vendredi 1 août 2014

Se régaler en plein été, et faire tout tout seul !

Vous le savez - ou pas - mais le Do it Yourself (DIY pour les précieux) qui est annoncé comme the nouveauté hype de cette première partie de décennie est, pour ma part, une vieille habitude de la maison. Parce que la gastronomie ne peut s’envisager au quotidien qu’en mettant la main à la pâte, parce qu’on a ni les moyens, ni même l’envie de passer notre vie à la table des restaurants dit gastronomiques.

Alors, à la maison, que faire cet été pour se régaler gravement ? 
Eh bien comme toujours, il faut penser saison, saison et encore saison !


jeudi 24 juillet 2014

Clos Milan 2007, Domaine Henri Milan, pour les amoureux de la Nature


Vous ne comprenez rien à ces satanés « vins nature » et vous en avez ras-le-bol des vins déviants, j’ai trouvé pour vous un sacré médicament, la belle exception qui atomise la règle.
Ce digne vin des Baux de Provence, qui ne veut plus, depuis ce millésime géant dans la région, s’assujettir aux règles du jeu, est pourtant classé en vin de table.


vendredi 18 juillet 2014

Le Restaurant de Philippe Bohrer à Rouffach. Sans étoile, quel changement ?


C’est une des étoiles égayant un village viticole et surtout un des chefs-entrepreneurs les plus connus du paysage gastronomique alsacien, et il a vu son étoile Michelin s’envoler de son restaurant éponyme et originel il y a quelques mois.
Pour ses clients de toujours, cela n’empêche en rien l’envie de réserver, mais qu’est-ce que cela change réellement en salle, et, surtout, dans l’assiette ?


vendredi 11 juillet 2014

Château des Tours 2009 – Côte du Rhône majuscule…mais restons calme !

Un « simple côte-du-rhône » qui déchaîne quelques passions, il n’en fallait pas plus pour faire une étiquette récurrente sur nos tables familiales depuis 10-15 ans. Certains l’ont découvert il y a moins de temps que cela et déjà en reviennent, d’autres ne jurent que par son père - l’Homme de Château Rayas – difficile, donc de juger de la qualité réelle d’une telle bouteille.



mercredi 2 juillet 2014

Riesling Jubilee 2005 HUGEL, un beau modèle et une grande évidence

Cette cuvée de la célèbre maison de Riquewihr, issue du grand terroir du Schoenenbourg et du grand millésime qu’est 2005, est vraiment un joli modèle d’un riesling-supérieur, compréhensible de tous.

Pas de creux d’entre-deux âges, pas de besoin d’ouvrir la bouteille X heures avant, pas d’arômes changeants selon la température, les latitudes et l’âge du capitaine, juste un très beau vin, simple et lisible.

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