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mardi 5 juin 2012

Burgers épicurien, hérésie et régression impardonnable ou tentation inavouable ?

Il est des thèmes difficiles à aborder ici et heureusement que certains se chargent de les lancer sur le plan de travail, François Simon ou Vincent Pousson pour ne citez qu’eux... 
Alors moi aussi désormais je peux l’avouer, entre deux grandeurs, entre deux fraîcheurs, et au milieu de ma frénésie de réelle gastronomie, j’aime aussi me faire un beau burger !

Des de cet acabit par exemple, déniché en septembre dernier à St Paul de Vence, au Restaurant Le Vieux Moulin. Sur la carte on nous proposait un « burger italien », cela ne suffit pas à me charmer, mais devant le sérieux de l’apéro pris (mucchos rosés et beignets superbes et minute de courgettes et aubergines, une tuerie) et des assiettes qui nous passa alors à côté, je me laissais tenter. 



Grand bien m’a fait, ce fut le meilleur hamburger jamais goûté dans un restaurant. Vous constatez l’épaisseur heureuse du steak, haché pas longtemps avant ; les garnitures pléthoriques - les 5 légumes par jour sont là, rassurez-vous, et ils sont frais - et surtout le superbe pesto-maison qui allège et surtout « originalise » un peu le tout et je suis sûr que vous aussi vous craqueriez bien pour cette petite tentation inavouable.

Et puis comment passer à côté de ces frites géantes, baignées dans une friture tellement pure qu’elle est quasi invisible au nez. Les pommes de terres sont bonnes, coupées à l’emporte pièce et surtout pas égales, donnant du mou chez certaines, du croustillant pour d’autres, elles ne sont absolument pas salées et voilà donc la "recette" d’un bon et beau burger.



Alors bien sûr s’il m’est arrivé trop souvent dans mes jeunes années, et encore en de rares ‘’occasions’’ de me fourvoyer dans quelques succursales américanisées et ultra-standardisées, mais vous savez que jamais je ne vous parlerai ici de Mac Schisstrack  mais qu’on va se consoler sur quelques vraies et bons burgers trouvés ici ou là.

Comme celui de la Part des Anges à Beaune bâfré en avril 2011, qui après trop de classicisme, nous sauva d’un début de mélancolie. Celui-ci était pas mal remonté aux poivrons et tomates, avec une sauce riche mais pas écœurante. Avec surtout avec un vrai bon steak, ce qui fait quand même beaucoup, qu’on se le dise (surtout s’essayant à l’exercice). Avec un Beaune 1er Cru Chouacheux 2007 de Chantal Lescure, il passa tout seul et nous cala bien pour la nuit.





Car c’est souvent ce qu’on recherche dans ce cas-là, un aliment pas chiant à comprendre, ni même à mâcher ; et sans aller jusqu’à la pauvreté gustative des stars de la junk-food, quelque chose que l’on peut avaler sans y penser, et qui nous cale les envies (de gras, de trop, de pas bon, de transgression épicurienne…rayez la mention inutile).

Dans ce cas, le dernier dont je me suis empiffré fut un modèle un peu francisé, à la Brasserie du Théatre à Colmar. Parti pour autre chose, la carte ayant totalement changée sans me prévenir, je me rabats là-dessus. Je tombe sur un bon steak, un pain bien plus craquant qu’à l’habitude,  une tranche de (vrai) comté, une vraie sauce tartare et le tout est accompagné de quelques frites certes, mais aussi beaucoup de vraie salade, craquante elle aussi, avec une vinaigrette légère.





Alors si ces déviances sont loin d’être une habitude, ou une fierté, preuve en est fait ici qu’on peut (au moins essayer de) bien faire en la matière, et qu’alors on se retrouve plus dans la tentation inavouable que dans la régression impardonnable.

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