Suivez le guide...

lundi 17 mai 2010

Retour de Jura

De retour après un coriace week-end jurassien, entouré de mes amis de toujours (et à jamais), je n’ai plus beaucoup de force ni même d’imagination.

Souvenir du vert-Jura, et de ses vignes à vins de longevité

Ca faisait longtemps que la raïa n’avait pas été réuni à ça à donner des ailes à quelques-uns qui n’ont pas faibli devant le nombre ultra-impressionnant de bouteille à déguster.

Terre de Château-Chalon, pour un premier jour au fin fond des reculées

Qu’il a été beau ce tour exhaustif de la gamme de Stéphane Tissot, et que le souvenir du poulet au vin jaune et aux morilles de mon camarade cuisinier sera encore marqué bien longtemps dans la mémoire de mes papilles reconnaissantes...

Souvenir d'une autre Poularde aux Morilles...pas mal aussi...mais je reprendrai plutôt de celle de samedi

Merci à mes Amis, pour ces quelques jours en terrain connu…et pour tous ces plaisirs...

Arbois: pour un retour annoncé en fin d'année

mardi 11 mai 2010

Riesling Vieilles Vignes 2004 GC Schoenenbourg Domaine DOPFF AU MOULIN, Un compromis à la douceur

Que boire avec les divins rognons des Alisiers évoqués la semaine passé, ou avec cette vision toute régionale des tapas présentée par le chef Kieny ? un riesling de belle facture bien sûr.

Et qu’il est joli le riesling sur ses terres de Riquewihr, et qu’il est signé ce terroir où il s’épanouit et prend son identité.
Voilà un digne Schoenenbourg, sur une parcelle de vielles vignes pour la première fois isolé, par la maison Dopff au Moulin, sur ce millésime d’équilibre qu’est 2004.




Car oui il faut que l’accord joue du corps pour passer sur ces plats-gourmands et la légère mais certaine sur-maturité affiché répond formidablement, avant tout car il garde comme ligne directrice ce caractère précis et bien trempé.

Au nez, il vogue sur une idée précieuse de pierre à fusil, de craie ou d’une terre glaise humide et la douceur de la bouche n’enlève rien à la précision des effluves, digne de la grande terre qui l’a porté, l’expérience Dopff’au’Moulin faisant le reste.


Plongée rafraîchissante sur le cru...

On navigue dans des goûts connus et reconnus par les amoureux de ce terroir, mais en sensation nouvelle : où une certaine ampleur fait ressortir un côté floral et le pamplemousse frais et confit.



Le vin garde tout de même son penchant pour l’acidité, par sa trame, mais nous conquière par sa douceur et répondra favorablement à ces accords majeurs.

Qu'elle est belle l’Alsace - surtout la plus sérieuse - quand elle fait des compromis à la tendresse...

samedi 8 mai 2010

Le 8&9 Mai à Obermorschwihr...Salon des Vins Libres

Comme annoncé il y a quelques temps, il y a un beau programme aujourd'hui et demain, au coeur de l'Alsace, le Salon des Vins Libres d'Obermorschwihr.

A tous les avides de jolis moments de dégust, et à tous ceux pour qui le vin, libre ou pas, est synonymes de rencontre, de goûts et de moments partagés...laissez-vous tenter.

Pour plus d'infos, ça se passe par ici...



Et pour retrouver mon message d'origine

Quelques informations et plein de tentations sur le Bistro des Saveurs à Obernai, car ce soir, est un repas-vigneron, préparé par les soins du chef, qui s'annonce dantetesque.

Avis aux amateurs...

vendredi 7 mai 2010

En attendant la douceur...

Qu’elles soient simples et de pures gourmandises, comme de plus en plus élaborées, réfléchies, les douceurs sont nécessaires à l’équilibre d’un beau repas, d’une belle vie.

Ce n’est pas forcément la peine de les surchargés de nobles produits ou de fruits exotiques ayant traversé deux fois l’atmosphère pour que nos papilles atteignent la quiétude et boucle la boucle d’un moment de dégustation en tout point parfait. La preuve...


A vous rendre baba...pour les fans, je ne donnerai l'adresse que par mail...le chef préfère


J’en veux pour preuve cet appel aux vice que représentent ce Baba au rhum, plus sublime que subtil, sorti du four quelques dizaines de seconde nécessaire avant d’être posé sur table, ouvert en deux et arrosé copieusement d’un rhum de 15 ans d’âge.
Des fois que l’appel ne soit pas assez vibrant, on à pris soin de déposé en son centre, une large cuillère de crème fouetté, et on à déposé à ses côtés, une coupelle de glace vanille (qui sent enfin la vrai gousse) et une casserole de chantilly-minute.
Alors vous voyez que c’est simple le bonheur….


Poire belle hélène, version 12.4


Sinon dans ce qui marche bien aussi, c’est cette vision de la Poire Belle Hélène, trouvé au Franckenbourg en décembre dernier. Non pas que l’idée soit d’une originalité à toute épreuve, mais c’est surtout la réalisation qui fut passionnante.
Visuellement déjà, bien en place, et à la cuillère et en bouche, ce fut encore plus joli : une poire, fondante et parfaitement reconstitué avec tous ces atours, du chocolat craquant sur le pourtour, fondu sur le dessus et liquide quand on plonge la cuillère en son centre.
Que dire d’autre que MIAM !!!!

Fraîcheur et légerté, pour ceux qui n'avaient plus de place pour un dessert...

Bien sûr on aime encore le travail, la réflexion et les techniques nouvelles, et aussi la légèreté divine de ce « Feuille à feuille coco-vanille », posé sur un lit douillet d’une crème ultra légère, citron vert et dés de mangue. Ce dessert dégusté chez Chambard en mai dernier, à parfaitement clôturée notre repas, sur des notes vaporeuses et douces.



Et puis tant qu’a chercher le diable dans les détails, je ne peux qu’évoquer une fois encore, ce dessert signé Troisgros, une révélation sucré de mon année passé, ce Mikimoto Poire et Coriandre, sur un des équilibres les plus parfait qu’il m’ait été donné de manger à ce stade d’un repas, qui se suffisais pourtant déjà à lui-même.
Je m’en rappel comme si je venais de poser la cuillère, ces hémisphères dissemblables, ne faisant qu’un pour libérer ce cœur glacé à la poire….rhhhaaaaa so lovely !!

Vous comprenez donc où je veux en venir, certains se plaignent d’un retour du froid alors que le monde, et nos souvenirs, sont chargés de douceurs sous toutes leurs formes, alors pour les impatients, fermés les yeux et faites les remontés à la surface, le temps s’écoulera bien plus vite, et bien plus agréablement.

jeudi 6 mai 2010

Une découverte parmi d'autres au Salon des Vins Libres ?

Car le voilà qui arrive ce salon tant attendu par tous les palais avides de (bons) vins natures en Alsace et ailleurs...

Alors, comme énoncé plus tôt, y a des noms bien costauds, bien installés dans le paysage des buveurs français qui viendront, mais il y aura aussi moyen de découvrir, de rencontrer ceux dont on entend chuchoter l'étiquette ici ou là, dont il paraît que le vin est bien et que les Hommes sont bons.

Y en aura sûrement pleins, et pas mal de femmes aussi, mais nous ce qui nous obnubilent au final, c'est que les vins soit justes.

Alors ça fait quelques fois qu'on m'en dit du bien, j'ai goûté 2-3 de leurs vins, et j'avais envoyé un couple de client là-bas il y a quelques temps. La fiche siglé "Secrets d'Epicure" commence à dater, alors je vous la livre bien gracieusement, histoire de vous faire une découverte de plus pour ce salon qui s'annoncent.



Domaine FONTEDICTO à Caux

Viticulture raisonnée

Un homme sage, avec des méthodes aussi respectueuses que possible de ses terres, et avec cette sensibilité, cela ne peut donner que des vins intéressants. Et c’est bien le cas de cette toute petite production qui sort souvent son épingle du jeu.
Dans ce petit domaine, on n’avait pas envie de s’étourdir les oreilles du bruit des moteurs, on n’avait encore moins envie de bouffer de la chimie à chaque passage dans les vignes, on a donc tout naturellement opté pour un travail de ses terres à cheval, et pour des recettes empruntées à la bio'dynamique pour accompagner ses vignes.

Le résultat est visible, et il se sent à la bouteille, des jus vrais, complets, naturels et des vins qui donnent le sourire. Bien sûr de temps à autre quelques ersatz de gaz se promènent à l’ouverture, signe de la grande liberté des raisins, mais laissez-la ouverte quelques instants, et les fruits du Languedoc vous éclateront en douceur au visage.
Ne cherchez pas non plus les AOC et autres signes proclamant le produit Bio pour coller à la mode. Ici tout est suggéré, pas la peine d’en tartiner l’étiquette.

Mais parlez à cet homme de passion, regardez ses terres fertiles et ses chevaux, qui se reposent dans un champ à côté du caveau sur la butte de Caux, et vous sentirez bien le souffle de la vérité. Une fois rassurés, goûtez les différents vins du domaine, ces quelques belles cuvées de vin de table (les chartes des AOC n’étant pas des modèles de liberté, pourquoi ne pas s’en séparer), des vins de tables de qualité et de famille, ayant pour la nature un respect entier.

Les noms de ces cuvées sont évocateurs tel que Pirouette (en 100% carignan, un cépage trop souvent trituré dans la région mais qui peut donner du beau), Terret (leur vin blanc), Promise (assemblage de grenache, syrah et carignan) ou encore Les Coulisses.
Ils sont surtout aussi intéressants qu’évocateurs, et leurs sensibilités ne signifient aucunement un manque de personnalité, bien au contraire.
Il reste à évoquer qu’un travail aussi respectueux, qui ne se soucie guère de rentabilité, doit tout de même se payer à son juste prix.
Ces bouteilles ne sont pas dans la parties basse des tarifs en cette région, mais ne vaut il pas mieux acheter moins et acheter mieux ?

Voilà, un dernier regard vers cette nature triomphante, une ultime attention sur la dernière aventure du domaine qui fait désormais lui-même un pain bio (nature, au lin, au sésame) avec le blé et les céréales de leur propre récolte, et on s’en va, contents et rassurés de trouver encore, ici ou là, des gens comme ça.

Coordonnées :
Domaine FONTEDICTO
Bernard et Cécile BELLAHSEN
Fontarèches
34720 CAUX
Tél : 04-67-98-40-22
Contact : bernard.bellahsen@orange.fr

Informations Pratiques :
Prix des cuvées entre 11 et 25 €
Caux se situe entre Magalas (à 15 min) et Pézenas (à 10 min).
Pensez à appeler pour vérifier les disponibilités et pour s’enquérir du chemin pour rejoindre le domaine.

Fiche mise à jour en Décembre 2008

mardi 4 mai 2010

Mise au goût du jour de la salle et plat d'entre-saisons

Quand les conditions jouent les capricieuses, que le ciel s'obscurcit, qu’il joue du bleu-gris, nos envies de bon restent tout de même au beau fixe.

Et quand une salle au calme, là-haut sur la colline, se remet au goût du jour et que le chef, lui, est toujours le même, dans ses petits souliers dans cette maison champêtre et heureuse, ce n’est plus la peine de chercher : allons manger aux Alisiers.


A Lapoutroie donc, à quelques encablures de la route des vins et de Colmar, j’avais grand envie de déguster la vue paisible et forestière, dans cette salle posée comme une cerise sur la vallée.
Et puis j’avais aussi envie de goûter à nouveau à cette cuisine de fraîcheur et d’évidence, lisible et pas compliquée, carrément dans le goût.

La nouvelle salle d’abord : on m’en avait tant parlé que j’avais imaginé bien des choses, j’avais même un peu peur du décalage, mais force est de constater que cette salle a subi une superbe mise à jour.
Le tout est naturellement intégré au décor extérieur, avec de beaux murs chocolat mat et blanc épuré, sur lesquelles reposent quelques heureuses traces du passé.


Le plafond en faux-semblant, approfondit la lumière, aussi légère soit elle, et le mobilier s’y trouve comme chez lui. Bref un peu de new-style, pas mal d’élégance et beaucoup d’actualité n’est-il pas ?


Quand à ce qui m’amène toujours en priorité, c'est-à-dire l’assiette, on peut dire qu’elle a joué le juste tempo pour mon appétit du moment.
J’en avais envie dès le départ, sans le savoir, j’y fonce et y reviens, les voilà devant moi, des vrais, des beaux rognons de veau.


Les voici donc traités « à la goutte de sang », avec une tombée de poireaux et des pâtes fraîches, pour mon plus grand plaisir, et servis généreusement pour mon plus grand péché…
Quoique Gourmandise ne peut ici, comme souvent (d’)ailleurs, être considérée comme un péché, surtout quand le chef en a fait une spécialité depuis des lustres, et qu’ils sont servis rosés à cœur et rebondissants sous la dent.


La sauce est superbe, la tombée de poireaux fait un équilibre certain, tant et si bien qu’on arrive finalement bien facilement à la fin de cette plâtrée gourmande et additive.
Un plat canaille-gourmand, une nouvelle fois parfait pour mon envie du moment.

lundi 3 mai 2010

Que faire en Alsace au mois de Mai

Pour tout ceux qui se posent encore des questions, qui hésiteraient à venir en Alsace ce mois-ci, je craque à la pensée de vous remettre l'article de l'an passé, un article qui donne plus que des idées....qui donne Envie !!

http://http//secretsepicure.blogspot.com/2009/05/mai-en-alsace.html

Si une mise en bouche vous est nécessaire...voici quelques extraits...

En ce joli mois de Mai, partez à la quête des saveurs tant attendues, celles de premières primeurs. Comme le prince des légumes qui s’épanouit particulièrement dans la vallée de Kaysersberg, évadez-vous sur les chemins gourmands de l’asperge d’Alsace.

Ce chemin on peut le commencer par Sigolsheim, à l’abri du Mambourg, à l’aube d’un nouveau jour, pour voir Clarisse SIBLER - productrice de haute qualité - ramasser les premières têtes blanches qui, comme nous, cherchent la lumière.


Asperge Clarisse - Collection 2009...j'attends encore une semaine avant d'aller goûter la 2010


Avec une telle palette de possibilités, composez vos accords printaniers et cherchez le vin qui cajolera vos salades fraîcheur : de la simplicité croquante du rare Muscat 2008 jusqu’à la complexité peaufinée d’un riesling Schlossberg d’une belle dizaine d’années.


Attention: Table passionnante

Et c’est au pied de ce grand cru et sous l’égide de l’imposant château de Kaysersberg, à la plus belle table des environs, que vous pourrez parachever cette journée de plaisir.
Les frères Nasti aux commandes du Restaurant CHAMBARD cherchent la saisonnalité en avant première et proposent une cuisine travaillée, étoilée, des assiettes graphiques et gourmandes.


Laissez-vous tenter !
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