lundi 2 novembre 2009
Tentations alsaciennes, du côté de Marlenheim
jeudi 22 octobre 2009
En automne et en manque de champignons
Alors que les vignes, ne s'en portent pas plus mal, quitte à risquer un difficile équilibre sur les terroirs riches et chauds, c'est un fait heureux ; mais que nos forêts se trouvent en manque de champignons, là c'est déjà bien plus embêtant.
Alors que ce soit dans un bocal de cèpes poêlés ultra-frais, des plus simplement apprêté, à peine sortie de son biotope ou par poignée-crêmée, des trompettes de la mort recouvrant littéralement une côte de veau, on peut toujours demander à un bon primeur ou à l'étal du marché.
Mais le prix a vite fait de tempérer notre plaisir, et puis les champignons c'est bon quand il y en a un peu trop, et à ce qu'il paraît quand on aime, on ne compte pas...
Car si l'on cherche absolument la folle précision et des produits d'une qualité rare, on peut toujours faire confiance à nos restaurateurs.
Le plaisir brut, ou quand un travail quasi invisible agit comme sublimation d'une nature généreuse...
Alors oui, il y a toujours moyen de trouver de quoi calmer nos ardeurs et nos envies de saison, mais je vous le demande et je me répète, qu'y a t'il de meilleur que de revenir de cueillette avec un panier bien rempli - sensation du plaisir accompli - et de traiter ces champignons avec toute son attention, de les laver soigneusement, de les poêler délicatement, puis une fois prêt, de se jeter dessus et de dévorer tout cela goulûment ?
samedi 17 octobre 2009
L'Alsace en Octobre
Dans ce petit coin de vigne à l’ouest de Strasbourg, se trouve une institution sérieuse et tentante à la fois : A l’Ecole des Vins. Donnons le bon exemple à nos enfants et prouvons-leurs qu’il est plus facile d’apprendre en s’amusant.
Dans un cadre contemporain, chez Arthur Metz, il est passionnant de venir s’initier à la dégustation ou de comprendre un peu mieux les astuces d’un mariage réussi entre mets et vins.
Le grand public est ravi, et quand un professionnel dévoué vous sert de prof, on se surprend à être attentif comme jamais. Qui plus est quand les nombreux évènements rythmeront le mois d’Octobre, avec en point d’orgue, la ‘’Semaine du goût’’ et la ‘’Fête des vendanges’’.
Pour quelques conseils avisés, et plus encore, pour le plaisir de la gourmandise, le détour est quasi-obligatoire dans l’élégant décor patiné de la salle du Restaurant Le Cerf.
Pour une choucroute impeccable, cochon traité en majesté, et des bouchées à la reine au top de leur forme ; ou pour des plats plus ‘’modernes’’, la carte saura combler les envies des clients de tous horizons.
mercredi 7 octobre 2009
Facilité & félicité, plaisirs des vins d'été
Durant cette période clémente, on a tant aimé partir, tire-bouchon au fusil, accompagné de belles charcuteries de tout le pays et de bons amis, pour s'asseoir en pleine nature, à boire son jus. Un des jolies souvenir fut cette quille du bon Marcel LAPIERRE, sur ces parcelles les plus anciennes (dont pas mal de Côte de Py). Sur le millésime 2007, on retrouve la gourmandise d'un beau fruit, bien élevé, bien charpenté pour un beaujolais. Y a du corps, de la vibration, mais on retrouve ce côté addictif et gouleyant des bons beaujolais.
Alors bien sûr pendant ces mois de chaleurs on privilégie des vins plus simples et frais, mais pas question pour autant de laisser complètement tomber les bombes à retardement.
On a donc craqué pour ce vieux magnum de Chateauneuf du Pape, Un Clos de L'Oratoire des Papes 1985, partagé un soir de bonheur.
Comme on peut le constater la robe est tout sauf fatiguée, mais quel beau vermillon que voici !!.
Le nez à l'ouverture suit cet aspect, plein de forme et de fougue.
Quelques heures plus tard on retrouve cette élégance des vieux vins de ce côté de la France, cette cerise matinée d'eau-de-vie. Le nez est précieux et élégant, bois précieux et spicy, la bouche elle est plus fluide mais décline des notes fruitées comme on en fait plus beaucoup...une joie nous emporte et l'analyse est bien vite oubliée.
Comme ici chez Rimauresq, le fidèle compagnon de nos souvenirs estivaux.
samedi 3 octobre 2009
Fiche-conseil: Le Domaine TRIMBACH à Ribeauvillé
Des mines de renseignements et de tentations, le produit "Les Petits Papiers" des Secrets d'Epicure.

Domaine TRIMBACH à Ribeauvillé
C’est à la sortie de Ribeauvillé, que vous trouvez la tour de guet signalant cette grande maison, cette icône alsacienne.
Ses vins d’équilibre et de pureté, secs et ultra-précis, représentent tant l’image de cette belle région, qu’incontestablement ce domaine tient plus du phare que du surveillant-général pour l’immense majorité des viticulteurs alsaciens.
Un ‘’style Trimbach’’ qui se précise depuis Fréderic-Emile, il y a plus de 150 ans, pour devenir une véritable signature.
Ce souffle minéral qui s’échappe d’un verre, cette acidité maîtrisée et cette tension qui tient les vins à travers le temps, voilà la vision Trimbach d’un grand Alsace.
Les cuvées Fréderic-Emile et Clos Sainte-Hune sont l’image même de leur science du riesling et de la région, elles nécessitent souvent dix ans de patience pour atteindre le firmament, et font fréquemment parties des plus grands vins blancs de France et du Monde selon les dégustateurs.
La première est faite de Geisberg et d’Osterberg, terroir sur lequel repose la maison ; elle représente la vision d’une certaine minéralité, intense et complexe.
La seconde est un monopole, d’un seul tenant et d’un peu plus d’un hectare et demi sur le Rosacker. C’est le modèle d’une puissance toute canalisée en longueur et qui décline, au fil des millésimes et de l’âge du nectar, toute la palette aromatique des possibles. De la craie aux agrumes, de la fraîcheur d’un ruisseau de fleurs blanches à l’éclat d’un bouquet de pierres.
Si ces deux étiquettes mythiques sont le sommet de la gamme, la maison a toujours travaillé toutes ses bouteilles avec le même souci de régularité et de sérieux. Ils ont ‘’tout simplement’’ l’ambition d’allier quantité et qualité, et de présenter des vins de gastronomie, dans l’image claire de leurs cépages.
Pour ce faire, ils privilégient depuis longtemps leurs grandes terres en assemblages, et si les raisins proviennent d’achats, il s’agit de contrats très suivis. Au final, aucune grappe de raisin ne peut passer la porte sans le contrôle et la première attention du maître des vinifications, Pierre Heydt-Trimbach.
On retrouvera souvent leur simple pinot blanc classique, en ce moment le 2007, un jus empreint d’évidence et exhausteur d’appétit.
On recherche partout le riesling ‘’Réserve’’, pour ses fondamentaux, une surface faite de fulgurances florales mais aussi d’une belle petite profondeur.
Ne venez pas ici pour chercher la folie ou l’extravagance, mais pour les amateurs de douceurs et de vins plus charnels, le fameux gewurztraminer Seigneurs de Ribeaupierre 2001, ou leurs grands liquoreux sont d’une amplitude totale tout en restant droits, frais et élégants.
La qualité de cette maison, je ne l’affirme pas tout seul, son impact commercial non plus. Par contre je peux désormais vous l’avouer : j’ai la chance d’être relativement proche de cette famille, et d’avoir beaucoup appris sur ma région
à leur contact.
Cette recherche de la perfection au quotidien m’a toujours subjuguée.
Tout comme le nombre incroyable de discussions, sous tous les points cardinaux, qui aboutissent à cette constatation unanime: ce domaine est un modèle, et sa sérénité fait plaisir à boire.
En vente au domaine en ce moment :
· Muscat 2007 « Réserve ».
· Riesling 2004 « Cuvée Frédéric Emile ».
· Riesling 2002 « Clos Sainte Hune ».
· Gewurztraminer 2000 « Sélection de Grains Nobles ».
Coordonnées :
Domaine TRIMBACH
15, route de Bergheim
68150 RIBEAUVILLE
Tél : 03-89-73-60-30
http://www.maison-trimbach.com/
Informations pratiques :
Prix des cuvées Classique : De 8 à 13 €.
Prix des cuvées Réserve : De 12 à 18 €.
Prix des cuvées Réserve personnelle : De 18 à 32 €.
Prix des cuvées de Prestige et de Collection: De 32 à 130 € (Clos Sainte Hune).
Caveau ouvert à la dégustation du lundi au vendredi de 8h à 11h45 et de 13h30 à 17h15.
Pour une dégustation relativement complète, il est recommandé de prendre rendez-vous.
Fiche mise à jour en Juillet 2009
samedi 26 septembre 2009
Réminiscence gourmande, un été sur les sommets...
Le premier choc fut pour ce plat où le travail se fond dans une associations saisissante.
Langoustines parfaites, en salade croquante et craquante, aux émanations quasi sud', 'amériquaine, et pourtant dégusté sur les bords de l'Ill.
Mais l'été, c'est surtout un temps où l'on se régale du simple carpaccio-feuille, du veau en simplicité, enrobé d'une belle huile d'olive et d'un trait de jus de citronné.
Et pour une plus apparente tradition, un joli coulis des bords de la méditerranée, oeuf mollé'serré, et rouille superbe, tout en présence et en légèreté.
samedi 19 septembre 2009
Septembre en Alsace
« Fête des Ménétriers ».
Cette ville à taille humaine, à la croisée de tous les chemins depuis le Moyen Âge, est littéralement enchâssée dans un paysage de Grands Crus. Une telle proximité avec le génie du terroir a façonné les gestes et les esprits des habitants à travers le temps.
On retrouve ici, un foisonnement de viticulteurs de très grand talent : les familles Sipp et Kientzler pour ne citer qu’elles, sans oublier bien sûr le Domaine TRIMBACH, le métronome au sommet de la pureté des vins d’Alsace.
Malgré ces noms qui chantent et ces tentations évidentes, en ce premier dimanche de septembre, le 06 cette année, Ribeauvillé vous attend avant tout pour le plaisir des yeux.
Car la « Fête des Ménétriers », appelée « PFFIFERDAJ » ou Pfiff’ pour les intimes, est un vrai régal des sens et chaque année, près de 20 000 personnes se mettent dans l’ambiance médiévale. Et si l’événement est fêté depuis plus de 600 ans, c’est que l’on est toujours tous impatient de savourer du regard la création alsacienne, le talent des constructeurs de chars et la beauté des costumes. En clair, de goûter à l’imagination et à la motivation du peuple d’Alsace, uni sous les mêmes oriflammes, pour conjuguer vitalité et tradition.
Alors n’hésitez plus, venez déguster ce climat historique et gentiment hystérique, et quand, à la fontaine du village, coule le vin, buvez ce que l’on vous sert et laissez-vous porter par l’ambiance…
Si le besoin de repos et de calme se fait sentir, vous pourrez toujours vous isoler, plus tard, à une petite poignée de kilomètre plus haut. Au Valet de Cœur, on décline de simples chambres confortables et forestières, ainsi qu’une table de belle qualité, dans un cadre rénové, et avec une volonté certaine de faire plaisir.
Ribeauvillé et l’Alsace seront alors pour vous l’épicentre du bien vivre, et toutes ces agapes et fêtes estivales, vont, à n’en point douter, vous donner le sourire et du courage jusqu’à la fin de l’année.
Laissez-vous tenter !
Antoine MANTZER
Les Secrets d’Epicure