Suivez le guide...

mercredi 5 octobre 2011

Langouste Royale, Les Iles du Levant, la mer aussi laisse l'empreinte de son terroir !

Quand on a la chance de boire un éminent vin de Champagne comme celui évoqué hier, il faut lui trouver une escorte à sa grandeur.

Ça tombe bien, j’avais en tête, depuis lurette, des questions épicuriennes en voyant le prix des langoustes vendues, pourtant au cul du bateau, dans les environs de St Tropez.





J’ai toujours pensé que ça visait les BRIC’s (Brésiliens, Russes, Indiens, Chinois) en goguette, mais cette année, devant le manque de belle pêche et avec l’envie d’aller toujours plus loin pour vous informer (et me régaler), j’ai craqué.

On a beau nous la promettre « Royale », l’afficher à 70€ le kilo, j’avais quand même des doutes au moment du retour du bateau.
Mais après avoir parlementé longuement avec une poissonnière tout ce qu’il y a de plus varoise, je commence à reprendre confiance, à espérer une pureté qui va, pourtant, plus encore, me surprendre, me subjuguer.




Faut dire que j’ai toujours pensé, « habitué » aux superbes homards bretons tout frais, et avec quelques impressions décevantes de Langouste des îles de mers chaudes, que la Langouste était en-dessous, alors qu’en fait, comme pour les beaux cépages, il suffit de savoir choisir son terroir.



Approchant du but, avant de recevoir ce cadeau de la nature, sorti du sac en toile, je commençais à flairer le bon coup, faut dire que j’ai patienté avec 6 autres gourmands, fébriles, mais eux sachant ce qu’ils attendaient. Deux locaux, visiblement pas riche’à’billions, avaient même fait presque une heure de route pour attendre en trépignant leur dose.
On se serait dit dans un remake épicurien du syncopé « I’m Waiting for My Man ».

Fort de cette nouvelle expérience, je ne peux désormais que vous les conseiller : prenez-là bien bien vivante, pas trop trop grande (600gr celle-ci), achetez-là juste sortie de l’eau, mettez là éventuellement dans le bas du frigo jusqu’au soir.





Sortez là 15 minutes avant l’apéro, rangez-vos à priori, sortez un grand couteau et un gant de cuisine, maintenez la bête et oubliez vos convenances, car la meilleure des solutions, c’est de la couper vivante, dans le sens de la longueur bien entendu.



Ensuite posez-là sur la plaque d’un four à chaleur tournante, 10 minute à 200°, avec un trait d’une huile d’olive mature sur la chaire, et deux gouttes d’une puissance balsamique dans la tête.



Ça peut paraître barbare à certains mais je vous jure que vous allez déguster l’image même de la pureté originelle, la chair est translucide, fondante et ferme en même temps, formidable de vérité.




En tout cas nous, on a fait honneur à cette belle Langouste Royale, des environs des Iles du Levant, où quand la pureté d’une mer protégée, comme d’un terroir chouchouté, nous impose tout le respect qu’on doit à la Nature quand elle met sur nos chemins, de tels délices.

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...