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samedi 5 juin 2010

Menu sur mesure, voyage immobile...

Il y a des jours comme celui-ci, accablé des premières lourdeurs de l’astre rayonnant, où je rêve de me télé-transporter ici ou là, au gré de mes envies, à des tables et en des lieux séparés par les kilomètres, pour manger ce que me dicte mon appétit du moment.

Aujourd’hui j’attaquerai bien ce tour virtuel par une envie bien réelle d’une entrée simplette et croquante, direction Mittelbergheim et la table en terrasse mi-couverte du Am Lindelplatz.



Si les non-initiés n’arrivent pas à prononcer le nom de ce village et encore moins celui du restaurant, tout le monde en ce jour rêve de cette Salade de légumes, vinaigrette oignon rouge-raifort et viande des grisons.


Bien sûr les légumes pourraient être encore bien mieux, plus craquant, comme cette viande qui m'emmène loin de mes beaux souvenirs helvètes, mais cette vinaigrette-titillante fait tout et rend cette entrée parfaite pour me remettre l’estomac au garde-à-vous.


En deux battements de cils, et parce qu’il fait décidément trop chaud, je m’évade à Beaune, traverse le long couloir zen et chemine vers la fraîcheur des produits et des mets du Sushi Kaï, l’annexe de Laurent Peugeot, dédié à l’épure nippone.


Attablé à l’abri des radiations du soleil, je grappillerai du bout des baguettes, ce plat de Bœuf Cru-Cuit, fabuleux vous en conviendrez, d’une précision affolante dans la cuisson.


Cette viande exemplaire est surmontée de pétales d’aulx frits (un ail / des aulx), très légers, et enrobée d’un jus iodé-amer, subtil et droit.

Un magnifique moment de dégustation qui achève de me redonner le goût du voyage, tant et si bien qu’en un claquement de doigt, je décide de prendre le dessert à Cannes, maintenant que les festivaliers n’y sont plus.


Sur les bords du Martinez, plus précisément au Relais car je rêve de grand parasol et d’une terrasse élégante et détendue, je succombe pour ce facile Carpaccio d’ananas, herbes fraîches et glace yaourt. Plaisir de la finesse et caresse exotique d’un ananas effeuillé.


Je laisse ainsi filer l’après-midi en pensant à mon retour passionnant en plein Schlossberg, l’appétit comblé, même en pensée, et je continue à rêvasser à d’autres envies, de petits et grands délices, que les distances et le temps n’arrivent pas à arrêter.

2 commentaires:

nathalie a dit…

Je me suis laissée aller à cet exquis voyage culinaire en ta compagnie, et c'était fort agréable ma foi ! ;-)
Et surtout je me régale toujours autant à la lecture de ce style inimitable pour conter tes périples gastronomiques !

MANTZER Antoine a dit…

Merci bien ma chère...et vive les périples immobiles, à grignoter ma mémoire du bon goût.

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