Suivez le guide...

lundi 14 décembre 2009

Idée-Cadeau: Le 1er Guide des vins pour tous

Bonjour à tous, Voici une idée-cadeau pour un noël plein de tentations,

LE PREMIER GUIDE DES VINS POUR TOUS !!
DIX VITICULTEURS PARMI LES MEILLEURS D'ALSACE *
- 15 € - Envoi postal gratuit

Exceptionnellement, pour vous, du 14 au 24 Décembre, pour deux guides achetés, le troisième vous sera offert.

Parce que la connaissance, comme le plaisir et la passion, ça se partagent...






Voici donc un cadeau parfait pour un Noël épicurien, un Guide bourré d'informations, plein de tentations sur 10 grands noms de la viticulture alsacienne.
(Trimbach, Zind-Humbrecht, Josmeyer, Albert Mann, Bursin et tant d'autres...)

Le seul guide œnologique pour tous, pour tout comprendre et appréhender facilement un Domaine et ses vins ; alors pour les alsaciens, pour les touristes, pour ton père ou ton frère, pour un ami ou un collègue, voilà un petit cadeau parfait qui dévoile les plus belles bouteilles que porte l'Alsace en son cœur.
(Possibilité de joindre une bouteille d'un de ces domaines sur simple demande)

MANTZER ANTOINE
Les Secrets d'Epicure
contact@secrets-epicure.com
http://www.secrets-epicure.com/
06-19-35-14-98


Le saviez-vous : L'Alsace du vin revient sur le devant de la scène nationale, un grand nombre de Domaines travaille formidablement bien depuis de nombreuses années.
En 2010, selon certains spécialistes hautement reconnus, elle est même la région qui compte le plus grand nombre de bouteilles de Grands vins blancs dans tous le pays.
Alors si vous pensiez encore que l'Alsace est souvent synonyme d'acidité mal maitrisée et de sucres résiduels omniprésents, il est grand temps pour vous de dévorer mon petit Guide.

* Une sélection clairvoyante parmi le meilleur de la région, piochée dans les plus beaux Domaines, qu’ils soient classiques ou extravagants, bios ou non, tout jeunes ou plusieurs fois centenaires.

mardi 8 décembre 2009

La Tâche & Bécasse: le génie de la nature, la main de l'homme.

Voici un ‘’petit et léger’’ compte-rendu d’une soirée sur les hauteurs, dans un royaume de saveurs.

J'arrive "faim prêt", fin fatigué à la maison, me gare sur le parking et là, après quelques pas, encore au coin de la ferme familiale j'ouvre mes narines....snif snif....diantre mais ça sent déjà dehors ou je rêve ??......visiblement je ne rêve pas, ça a bien l'air d'être ça.

Je m'approche donc à tout petit pas, profitant de chaque inspiration pour "apprécier" la force de l'effluve.
En entrant dans la cuisine, là ça devient vraiment entêtant, fort, prégnant, une vraie odeur de gras, de feu, de chair et de sang.

Les sens en folie, l’esprit obnubilé, seul mon œil est encore activé, que vois-je malgré sa position hors de vue : une collerette qui me dit quelque chose même de loin….

La bouteille est des plus fatiguée, l’étiquette a pris bien cher, mais y a pas de doute, c’est une grande dame que voila.

Après quelques fouilles méticuleuse on déchiffre les infos : La Tâche - millésime 1984 - numéro 005195 !!!!

Mon esprit rebondit de l'un à l'autre, mon âme papillonne devant les verres, s’imprègne des casseroles pour s'enivrer de ces fumets si renversant.

Bouffée d’émotion, ode à la perfection, voici venu le temps de ma première Société Civile du Domaine de la Romanée Conti, le jour même de ma première bécasse !!!!.


L’ouverture d’un tel petit monument est une sensation toujours magique dont je ne me lasserai jamais, un moment plein de questions et précautions, d’aboutissement et de rêve.

A l’ouverture, je demeure quasiment envoûté par la robe claire, aérienne et épaisse en même temps, du plus beau rouge qu'il m'aie été donné de voir depuis longtemps.
Je prend le verre en main, l'amène à mon nez, inspire, tremble comme une feuille, et repose le verre sans goûter.


Revenons à ces belles bêtes, doucement et sûrement je m'habitue à ces fumets, puissants, carnés, ça sent la vie et la mort aussi.
Ça sent surtout la forêt de fin d'automne et le garde manger d'un ogre négligeant.
Bref ça sent milles et unes choses dont il est certain que nous n'avons pas l'habitude.
Repartons vers le verre où m'attend ce jus des fruits du jardin des Hespérides ; inspiration profonde, et là, je suis instantanément transporté en plein cœur d'un jardin de curé, entouré de dix essences de roses anciennes, on s'y croit, sans même fermer les yeux.
En bouche, c'est encore différent, fruité en beauté, poli par le temps, fumé élégant.......c'est pas que ce soit immense ou impressionnant, non c'est juste la définition du BON !.

Je sers de grand verre à chacun, on pose bête et tartines sur la table, et en avant l’aventure, on commence à la fourchette, 1 minute 30 plus tard on dégage nos couverts pour attaquer avec les doigts.
Sourire figé sur un rictus carnivore, on attaque les petites pattes, toutes confites-grillées. Rahahahhahahalalalallalalalala lovely.


A partir de ce moment, la famille vibre ensemble, tapant dans la poêle des petits rogatons, glissant dans son verre, tout chakras ouvert, tous les feux au vert.

On assortit la puissance et le côté "vivant" de ces odeurs avec cette fine gelée de groseille qui macule le verre, les deux s'entendent plus qu'ils ne se complètent, il est vrai que le vin semble "perdre" un peu mais c'est surtout que la Bécasse "gagne" beaucoup.


On finit par attaquer les flancs, à même la poêle, on se partage en se passant ça avec les doigts, imprégné le tout de sucs gras......ça sent le sang de la vie et un peu les remugles de l'existence aussi.

Mon père pense, ma mère rabote les os et moi je croque l'Instant....


On finit la bouteille en rêvassant, je me réserve la dernière rasade, pleine de lies fines, et là j'en reprend plein la gueule, c'est vraiment définitivement BON, finalement bien plus évident qu'il n'y paraît, c'est pas si compliqué que ça, juste génialement BON.

Une matière en pleine équilibre au dessus d'un ravin de bon goût, une gelée de groseille et de rose, une marmelade fine de mille fraises, et ce côté fumé-terre’patiné qui anoblit le tout.



Quand à cette viande, c'est l'esprit même du gibier, du faisandé qui virevolte lourdement en nous et dans nos murs, ce soir on a pris le plein de vie et de mort, de foie et de sang, et de cette chair pleine, ferme, stratifiée, imprégnée de tous les bienfaits de l'été et d'un air de liberté perdue.

Merci à ces gens fabuleux qui nous ont donné ces cadeaux du ciel, merci à mes parents pour ces offrandes que seuls les Dieux ne doivent pas nous envier.
Et surtout, oui surtout MERCI à la Nature, celle qui, quand on sait l'attendre, peut être tellement généreuse...

mercredi 2 décembre 2009

Comme l'automne en Alsace est passé bien trop vite à mon goût

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire une petite piqure de rappel
C'est pressé par un hiver naissant que les paysages et couleurs d'Alsace passent trop vite de la lumière revêtue à l'ombre portée...


Pour ceux qui n'ont pas su profiter de ces paysages magistraux et de la résonance des couleurs.






Il vous reste de belles ballades forestières, à la quête des rares bijoux naturels de l'année...



Ou mieux encore, de les déguster à une table surplombant les cimes...




Sinon fermons les yeux, souvenons nous de cette saison lumineuse...humons les sous-bois et laissons-nous aller sur les chemins gourmands...




L'automne alsacien reste à jamais évocateur de mille délices et de promesses de vin d'un nouveau grand millésime.

lundi 23 novembre 2009

Mon dimanche, le nez dans la blanche

Il est des dimanches qui pourraient être excitant comme une morne plaine, et puis il y a les autres...ceux où même la campagne bruisse d'électricité extatique.


Prenez une famille d'impayable épicurien, tendance gentleman-bâffreur, livrez leur quelques dizaines de grammes de Truffe blanche d'Alba, laissez infuser 3 jours et voici que fourmille une foultitude d'idées, de recettes et d'accords en raisin majeure digne des plus belles sonates.




L'introduction est faite alors de quelques quilles de rouges étrangers, pour notre soif et nos excitations épanché.

Puis pour commencer, un simple carpaccio, comme tout un repas, tout en force et en délicatesse.

Délicatesse de ce boeuf de coeur, passé au congélo pour l'astuce, coupé-minute, avec un vieux parmeggiano regianno en copeaux, une belle huile d'olive (tiens j'aurais bien tenté avec de la Nyons) en soutien et bien sûr, la force d'une tombée de truffes qui donne des frissons et même une certaine longueur à la viande.



Wouaw, ça faisait quelques années que nous n'avions pas touché de ces petits cailloux blancs à perdre tous les "petit poucet" de l'histoire...le souvenir passé était encore vivace...notre plaisir présent ne l'est pas moins.

Et que dire devant telle brochette qui va nous accompagner pour la fin de repas, deux Bourgognes et un Alsace pour cajoler palais et étoiles, et pour que jouent les effluves.


Un Chassage-Montrachet 1985 de Bernard DELAGRANGE est servi pour se faire une idée des possibilités. Un peu sur la retenue mais finalement assez intéressant, ce vin nous donne à goûter quelques airs de bourgogne sans tous les poncifs habituels, et sans aucune trace d'oxydation.

Il nous met en forme et semble ce préciser au fur et à mesure que le verre s'évapore, il sera le compagnon de ce plat sans nulle autre pareil.
Une envie et un tour de main de grande expérience sont les seules ingrédients indispensable pour trouver et réaliser une grande idée pareil.

Des oignons, tout ce qui a de plus évident, évidés évidemment, cuits en croûte de sel et dont le coeur mijote des heures avec parmesan, lait et malices.

Vous auriez compris que cette pulpe d'oignon est remise en forme, et recouverte d'une couche de feuilles de Truffes pour un accord de funambule, en équilibre à un pied sous terre....Après ça, et quelques autres choses encore, on peut mourir tranquille.


Et quand nos envies se pensaient être, de ces violents plaisirs abandonnés, c'est le final en apothéose qui vient nous rebooster.

Car avec ce qui suit on aime à faire des folies, nos souvenirs d'un jour de bataille entre rieslings de bonne famille (Dopff au Moulin Vs Trimbach) nous poussent à confirmer nos idées d'alors.

Allons voir si ce Clos, à plus de 20 ans est éclot, et si la Sainte Hune 1988 sera capable d'enrober le plus beaux des risottos.
Car malgré toutes nos idées, le souvenir commençant à dater, nous attentions une preuve formelle.

Preuve en est donné avec ce mariage de fou, entre l'hydrocarbure épurée et tendue comme un arc de ce riesling de génie et cette sensation de gaz-malin que dégage une Truffe de ces contrées.
La plaisir de ces deux sensations se chevauchent, se mêlent et s'additionnent pour ne donner qu'un, il y a de l'émotion entre ces deux concurrents et finalement, un sacré air de famille.

Mais finalement ça sera encore pour la gourmandise que nous craquons le plus, et on se régale de ces beaux grains gonflés, prêt à exploser, du safran disséminé et de ces lamelles partagées.

Car c'est bien cela le meilleur : la gourmandise, le plaisir et les sourires partagés, le temps qui s'est clairement arrêté, et cette sensation de toucher à une forme supérieure de la perfection.


Et ce n'est sûrement pas ce fabuleux Puligny Montrachet 1995, 1er Cru La Truffière de Bernard Morey qui va nous faire redescendre de notre trip.

Voici un nouvel exemple que la bourgogne sait très bien garder toute sa pureté quand elle le veut, et que l'oxydation des anciens n'est pas régle d'évangile.

Celui ci nous donne à apprécier toute la gamme des plaisirs bourguignons : beurre et brioche mêlé, noisettes torréfiées, et raisins magnifiés. Le tout dans une fraîcheur et une précision qui fait chaud au coeur.

Après quasi 15 ans de bouteilles, toutes ces caractéristiques qu'on prêterait à un juvénile sont bien encore là, épousseté par le temps pour un résultat clair et précis.


Après tant de joie, difficile d'arrêter là, seul l'espoir de ne jamais stopper la recherche des plaisirs partagés nous donne le courage de nous lever de cette table bénie.
Après ça comment aimer le lundi...

mercredi 18 novembre 2009

Novembre en Alsace

En novembre, du nord au sud de l’Alsace, c’est avec un heureux retard que la lumière reflue et nous gratifie enfin de nos somptueux paysages automnaux.
De Westhalten à Obernai, la nature s’assoupit, nous prodigue son calme, et nous livre ses plus goûteuses offrandes.


Les vendanges se terminent, mise à part pour quelques tardifs et autres raisins nobles, mais la nature cache encore mille trésors : des beaux fruits de saison qui ont enseveli les vergers, aux légumes qui attendaient un nécessaire retour à la fraîcheur, sans parler des champignons…et des gibiers dont regorgent nos forêts.

L’appétit vient en vivant, et d’un bout à l’autre de la région, d’un civet de biche à un colvert aux fruits confits, nombreuses adresses proposent des assiettes tellement dans l’air du temps, qu’elles aiguisent plus encore nos désirs.
De l’authenticité traditionnelle à la recherche d’une vision complète, actuelle et gourmande, on a bien du mal à choisir sa table.




Dans le sud, à Westhalten, le Restaurant Le Cheval Blanc de Mr Koehler propose une carte fortement axée sur la saison, qui convient à merveille à nos souhaits de grande tradition.

Un seul exemple ? le Perdreau en salmis, polenta aux morilles, un plat qui nous transporte loin dans la forêt avec sa sauce riche, aux parfums carnés, aux fumets enrobant la chair claire de ce gibier d’un bel élevage.





Plus au nord, à Obernai, le fabuleux Bistro des Saveurs de Thierry Schwartz, offre des tentations toujours au plus près des meilleurs produits de l’instant.

On adore ses légumes sensationnels à vous faire aduler la terre, mais également, ces pièces rares de poissons et de viandes traitées brillamment.


En effet, comment oublier sa vision d’un « Lièvre à la Royale », une déclinaison de plaisir quasi insoutenable, la viande confite aux jus riches et complexes atteint la perfection d’un équilibre gourmand.
Un plat immense entre la puissance du goût et la subtilité de la force.



Lièvre à la Royale selon le chef T.Schwartz, version déc 08



En novembre, en un paysage comme en dix, en un mot comme en cent, en une odeur comme en mille, la nature se repose…nos envies se réveillent.

Novembre en Alsace

En novembre, du nord au sud de l’Alsace, c’est avec un heureux retard que la lumière reflue et nous gratifie enfin de nos somptueux paysages automnaux.
De Westhalten à Obernai, la nature s’assoupit, nous prodigue son calme, et nous livre ses plus goûteuses offrandes.


Les vendanges se terminent, mise à part pour quelques tardifs et autres raisins nobles, mais la nature cache encore mille trésors : des beaux fruits de saison qui ont enseveli les vergers, aux légumes qui attendaient un nécessaire retour à la fraîcheur, sans parler des champignons…et des gibiers dont regorgent nos forêts.

L’appétit vient en vivant, et d’un bout à l’autre de la région, d’un civet de biche à un colvert aux fruits confits, nombreuses adresses proposent des assiettes tellement dans l’air du temps, qu’elles aiguisent plus encore nos désirs.
De l’authenticité traditionnelle à la recherche d’une vision complète, actuelle et gourmande, on a bien du mal à choisir sa table.


Dans le sud, à Westhalten, le Restaurant Le Cheval Blanc de Mr Koehler propose une carte fortement axée sur la saison, qui convient à merveille à nos souhaits de grande tradition.
Un seul exemple ? le Perdreau en salmis, polenta aux morilles, un plat qui nous transporte loin dans la forêt avec sa sauce riche, aux parfums carnés, aux fumets enrobant la chair claire de ce gibier d’un bel élevage.



Plus au nord, à Obernai, le fabuleux Bistro des Saveurs de Thierry Schwartz, offre des tentations toujours au plus près des meilleurs produits de l’instant.
On adore ses légumes sensationnels à vous faire aduler la terre, mais également, ces pièces rares de poissons et de viandes traitées brillamment.
En effet, comment oublier sa vision d’un « Lièvre à la Royale », une déclinaison de plaisir quasi insoutenable, la viande confite aux jus riches et complexes atteint la perfection d’un équilibre gourmand.
Un plat immense entre la puissance du goût et la subtilité de la force.


Lièvre à la Royale selon le chef T.Schwartz, version déc 08

En novembre, en un paysage comme en dix, en un mot comme en cent, en une odeur comme en mille, la nature se repose…nos envies se réveillent.

lundi 16 novembre 2009

Dimanche hédoniste et familial


Quand les paysages perdent de leurs résonantes couleurs pour retourner doucement mais irrémédiablement vers l'épure blanche, que faire alors de son dimanche aprem ?


J'ai bien une idée à vous soumettre, directement inspirée par l'esprit-épicurien (doux euphémisme...j'ai rien inventé) de mes parents et par leurs réseaux de potos, capable de faire le marché italien le matin et de monter en voiture, vers d'autres aventures, le tout sans lever le pied du champignon.


Vous en saurez plus dès que j'aurais trouvé le temps de décrire toutes ces belles inspirations familiales, mais bon, je pense qu'en deux photos, j'ai réussi à titiller bien des appétits de (mieux) vivre...


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