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jeudi 30 avril 2015

Reretour à la Brasserie Côté Cour, à Colmar !


Ça faisait bien longtemps que je n’étais pas retourné manger dans la fameuse brasserie du « tout Colmar », dans ce recoin élégant, en dehors de la foule et du vent. La faute à un rapport qualité/prix/plaisir et un service qui ne me convenaient plus.
Alors comme, en plus de la déco, ce « place to eat » colmarien a eu la bonne idée de revoir totalement sa carte et pas mal de son personnel de service,  que le temps s’y prêtait admirablement, nous y sommes allés pour vous.




Première chose à constater : la carte des mets, franchement revue et corrigée, avec des tarifs largement diminués, est très tentante, bien plus « vraie brasserie » finalement qu’il y a 2 ans ; il y a de tout pour se faire plaisir, dans le registre de la « simplicité-bien-exécutée ».



Pour nous, ce fut, pour accompagner le fameux pinot blanc mise de printemps 2014 de Josmeyer, le pâté en croûte artisanal ou un vitello tonnato pas mal. Cette spécialité italienne que l’on retrouve meilleure ailleurs à Colmar est ici néanmoins très agréable, on peut même dire que la viande de veau, sans doute du quasi coupé finement-mais-pas-top est la meilleure de la ville pour cet exercice. Pour ma part, c’est la sauce-thon que j’aurais aimée un peu plus marquée en poisson. L’exercice est très bon tout de même.
Le pâté en croûte est juste, avec une tranche bien épaisse et des morceaux variés et bien intégrés au mélange, avec ce qu’il faut de mâche. Il est servi avec quelques bonnes crudités mais qui n’ont pas grand-chose à raconter. La carafe de pinot blanc s’étant malheureusement évaporée contre notre volonté, un verre de riesling de Schoffit épanchera notre soif de l’instant.   

 


Pour les petits appétits ces entrées peuvent suffire à faire un déjeuner, mais pas pour nous et notre faim du moment, on craqua donc pour le tartare maison et un carpaccio de saison. Le carpaccio est joli, avec une viande bien rouge très appétissante, coupée comme j’aime - donc pas trop régulièrement - et assaisonnée à la Cipriani (patron du Harry’s Bar de Venise), avec cette fameuse mayo rallongée au lait et agacée par la Worcestershire sauce. Cette sauce est agréable mais on en aurait préféré un peu plus et un peu plus relevée.
Le tartare est meilleur encore, très bien assaisonné même si ce n’est pas fait devant nous et véritablement coupé au couteau dans le rumsteack, le résultat est impeccable, en quantité comme en qualité. Avec quelques frites, pas maison, mais pas trop grasses ni molles, donc bienfaisantes, c'est le bonheur, surtout avec une nouvelle carafe de rouge des Baux de Provence.





Parce qu’on était vraiment trop bien sur cette terrasse planquée et dans ce décor de bon ton, que l’on se rapprochait du goûter, on finira ce déjeuner-prolongé par quelques fraises’chantilly, simplettes mais avec un joli petit parfum, et un duo chocolat-café caressant et bien équilibré.




Bref, vous l’aurez compris, même s’il y a toujours la possibilité de s’améliorer, cette adresse et surtout son offre semblent être vraiment plus justes, avec des tarifs en mets comme en vins se rapprochant plus d’une brasserie-normale, mais avec cette sensation d’être tout de même mieux qu’ailleurs. Le service s’améliore grandement, même si l’un des anciens est toujours là et toujours si peu souriant et avenant.

Il y a donc de grandes chances pour que les touristes se fassent plaisir et passent un bon moment ici et que la clientèle colmarienne se diversifie à nouveau et que cela ne soit plus « réservé » qu’aux seuls CSP++++.

1 commentaire:

Charlotte a dit…

aaaah, c'est qu'on se laissera peut-être tenter par ces mots, même si pas super séduite par le décor de la terrasse sur les photos, on dirait qu'il y a des plaisirs qui valent le détour. Merci.

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